Parlons-en, enfin pas trop. En effet ce style fait des ravages parmi nos
jeunes générations. Que peut-il leur apporter ? Un développement artistique ? Non, sauf
peut-être au niveau de lécriture, et à condition quils sy mettent.
Non la seule chose quil apporte cest un abrutissement des notions artistiques
dun individu.
Bon, à ses débuts, le rock était considéré de la même façon. Certes, tout comme
avec le Punk, il suffit de se jeter à leau et, après un minimum de peut de
travail, on peut se prétendre rappeur. Et tout comme ses deux illustres prédécesseurs,
il représente la révolte des habitants des "bas cartiers", qui , en France,
sont de plus en plus assimilés aux banlieues.
Il est vrai que le Rock nétait pas vraiment extraordinaire à ses débuts,
quil ne lest plus non plus à lheure actuelle (il a perdu son âme),
quil la été reste cependant indéniable. Le RAP, bien quâgé
dune quinzaine dannées maintenant, na pas encore su être
extraordinaire, a été ordinaire en de rares occasions, et mauvais voire exécrable bien
plus souvent.
Et les médias, quoi-ques-ce quils en pensent ? Demandez plutôt, sa rapporte
du fric ? Fait monter les tirages, laudience... ? Ce style étant à la mode, la
réponse devient inutile. Mais la façon dont ils en parlent est digne dintérêt.
Conneries sur conneries, entrecoupées de rare moments de vérité.
"La musique au rythme des samplers" : un exemple affligent de la stupidité de
certains journalistes. Pourquoi ? Tout dabord lutilisation du terme sampler
(mot Anglais) en lieu et place du terme échantillonneur (mot Français), ensuite
quest-ce quun échantillonneur ? Un appareil permettant denregistrer un
son, une mélodie, un rythme, bref un échantillon audible, de le mettre en boucle, de
retravailler le timbre, la vitesse, la tonalité... cest un magnétophone numérique
dont la durée dun enregistrement est relativement courte mais dont les
possibilités de traitement de léchantillon sont importantes. Il est donc évident
que : "La musique aux rythmes des magnétophones numériques" est une phrase
idiote.
Dun autre coté léchantillonneur (et patrie), peut avoir comme échantillon
le son dun instrument de musique. Associé à un clavier il se transforme en piano,
en orgue, en guitare, en batterie... en instrument universelle. Cest sans doute de
là que provient lerreur du journaliste : "La musique au rythme de la
batterie". Mais cest encore faux. Cest le batteur qui fait le rythme, pas
la batterie. Si pour le tour de France, le journaliste disait : "Les bicyclettes ont
parcouru x Kilomètres...", je ne pense pas que les cyclistes serait contant.
Et le RAP ? Cest une victime : des gens (Rappeurs) simprovise musicien,
dautre gens (journalistes) simprovisent critique dart, et ensemble nous
resservent un cassoulet végétarien déjà réchaufé des milliers de fois, et vive les
USA !;-{)
© 16 juillet 1996 par Instinct Net I,MPot Aide