Mirage


Tapis vert éclaboussé de feu,
Le champ de coquelicots s'étendait à perte de vue.
C'est là que je l'ai trouvée, me promenant sans but
En une fin d'après-midi torride.
Emerveillé, je me suis approché.
Tranquille, insouciante,
Elle se tenait là au milieu de l'herbe,
Chauffée par les derniers rayons d'un soleil généreux,
Sans se douter de ma présence,
Innocente, méprisante du danger, offerte.
Dans l'extase, je me suis penché sur elle,
J'ai tendue ma main tremblante
De peur d'effacer le mirage,
Et,
La coccinelle s'est envolée !

© 13 août 1996 par Joseph Adam   Poêmes   Aide