L'oeil

 

L'oeil était dans l'océan bleuté
Et il nous regardait
Il prenait possession
De nos corps fatigués
De nos esprits malades
De meurtriers en série.
L'oeil était dans l'écran
Et il nous tentait sans cesse
Nous offrant ses plus beaux mensonges
Etalés comme chez le bouché
Des corps décors découpés
Offerts par les stupides enfin.

L'ambition est ce qui te tient
Debout parmi les allongés
C'est le nouveau cantique
De nos actes mécaniques.
Tes (rares) amis deviennent marchepied
Pour monter encore plus haut et leur montrer
Qu'ils n'ont jamais été intelligents
Et que c'est toi qui commande maintenant.
Ceux qui gagnent ou perdent sont moins
Que les impuissants qui ne peuvent que regarder.

© 31 janvier 1996 par Instinct Net   Poêmes   Aide